Les 4 plaies du perfectionnisme

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2 événements de cette semaine me viennent à l’esprit, qui, même si sur le papier ils semblent différents, m’amènent finalement à la même conclusion : le perfectionnisme c’est vraiment une plaie !

Oui, je sais j’en ai déjà beaucoup parlé et si vous me suivez depuis un moment, vous savez probablement déjà que l' »imperfectionnisme » est mon motto.

Je continue d’en parler parce que c’est important.
Et en particulier parce que je sais que beaucoup d’entre vous d’entre vous êtes des perfectionnistes et même : beaucoup d’entre vous en sont fières (alors que c’est probablement le plus gros boulet à votre pied qui vous empêche de réaliser vos aspirations)

J’en sais quelque chose, je suis une perfectionniste – en rémission.

Et malheureusement beaucoup d’entre vous pensent que ma réussite entrepreneuriale est le RÉSULTAT de mon perfectionnisme.
Alors que c’est le contraire : je n’aurais JAMAIS construit cette entreprise (avec aujourd’hui une équipe de 6 personnes en tout, 7 si on compte mon développeur qui ne fait que des missions occasionnelles) si je cédais à mon perfectionnisme.
Si je cédais à cette attitude de :

  • Faire attention à mon « apparence » (Je ne parle pas tant ici de beauté, mais de « ce que je renvoie comme image »)
  • Faire attention à ce qu’on pense de moi et de mon travail
  • Faire attention à « faire les choses bien »
  • Faire attention à ne pas décevoir les gens (que ce soit mon équipe, mes clientes, mes prestataires, ma famille)


Ces 4 points là-haut ?
À chaque fois que quelqu’un les évoque, c’est soit avec fierté quand la personne parle d’elle-même, soit avec inquiétude et un ton un brin condescendant quand elle est en train de donner des conseils aux autres (« non, mais je dis ça pour toi, parce que quand même… »)

Mais mon Dieu c’est tellement FAUX ! C’est tellement faux de croire que la réussite se trouve derrière ces 4 points…

Et vous savez quoi ?
Je comprends la confusion.
Parce que quand on respecte ces 4 points scrupuleusement, il n’y a pas grand-chose qui dépasse.
On dérange peu de monde, on échoue peu, on ne déçoit personne.
Et c’est normal : on ne fait RIEN. Ou du moins, on ne fait que ce qui est confortable, que ce qu’on MAÎTRISE. Que ce qu’on est CERTAINE de réussir à l’avance.

Sauf que rien de SUPER ne naît jamais de cette attitude.
Avec cette attitude, on se construit au mieux une vie sympa.
Avec cette attitude on ne réalise pas ses rêves, on ne s’accomplit pas, on ne crée RIEN qui va faire une VRAIE différence.

Et je trouve ça dommage.
Dommage parce que souvent, ceux qui ont cette attitude sont des personnes POTENTIELLEMENT exceptionnelles.
Des personnes qui ont la capacité, peut-être, de créer des choses incroyables.
Mais on ne le saura jamais…

J’ai donc 2 choses à vous dire :

  1. La réussite se trouve derrière de multiples échecs, de multiples « non » et de multiples situations dans lesquelles on aura été ridicule : c’est comme ça que ça marche !

Quand je pense au programme Crépus & Longs, je suis sûr le cul : en 2 ans et demi d’existence il y a eu 936 participantes (en ne comptant que celles qui ont vraiment suivi jusqu’au bout, pas toutes celles qui ont acheté).

Ce programme n’est pas parfait et d’ailleurs, dans quelques jours je vais ouvrir les inscriptions à la Nouvelle Edition du programme Crépus & Longs, transformé et amélioré grâce aux feedbacks et au développement de mon expertise.

En 2 ans et demi, je ne compte plus le nombre de remerciements, le nombre de chevelures complètement transformées, le nombre de FEMMES et de VIES transformées (vous n’imaginez pas ce que la confiance en soi peut faire : c’est un super pouvoir).
C’est extraordinaire. Ma plus belle création.

En 2 ans et demi, je ne compte pas le nombre de critiques. Le nombre de mails en colère à cause d’un atelier annulé. Le nombre d’insultes, de crises de colère de celles, frustrées, qui mettaient plus de temps que les autres à avoir des résultats.

Il y a biieeennn plus de la première catégorie que de la seconde.

Mais avec l’attitude des 4 points plus haut ?
J’aurais accordé plus d’importance aux critiques qu’aux louanges et j’aurais arrêté.

J’aurais arrêté juste après avoir commencé, même (probablement avant, en anticipation).
Et combien de personnes j’aurais aidées ?
Combien de chevelures auraient été transformées ?
Combien de vies impactées ?
Et/ou j’en serais, moi, dans la vie, avec cette attitude ?

Très loin de ma vie rêvée, je vous le dis.

  1. Ne pense pas que ça ne vaut que pour l’entrepreneuriat, pitié. Ça vaut pour tout, absolument tout. Je ne sais pas quel désir tu berces au fond de ton cœur, mais je peux t’assurer que tu ne le réaliseras pas en restant bien sagement dans ta zone de confort. Accepte la critique, accepte l’imperfection, accepte de décevoir/gêner/heurter certaines personnes. Sinon, tu peux toujours attendre un miracle…
  1. Et si tu décides de ne pas. Si tu choisis la zone de confort, cool. Mais alors s’il te plait. Est-ce que tu peux foutre la paix aux autres ? Ne pas devenir une voix de plus que quelqu’un va devoir s’évertuer à ignorer sur son chemin déjà difficile vers ses rêves ?


Ne te fourvoie pas. C’est dur. C’est dur pour tout le monde.
Les raisons pour lesquelles tu as peur d’y aller, la personne qui y va y a pensé aussi. Elle a juste décidé de le faire quand même, d’endurer.

Alors s’il te plait, vraiment, si tu n’as rien de positif à dire, ne dis rien.
(Cette dernière phrase est dédicacée à l’entourage des aspirants entrepreneurs, aspirants graveurs de montagne, aspirants rêveurs fous)

(Et bien sûr à toutes mes clientes : merci pour vos critiques hein. Parfois elles sont dures et injustes, parfois elles sont constructives. Je choisis d’utiliser l’ensemble comme un moteur. Merci ❤️ ❤️ ❤️  )

Bises à vous
Bonne soirée,
Maelle

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