Quand c’est dur de suivre son cœur




Ce sera une histoire de forces et de faiblesses.
De lâcher-prise, de joie et de plaisir.

Au passage tu vas découvrir des choses de moi qui vont te surprendre et certainement des choses sur TOI qui vont te surprendre.

C’est ma première newsletter de l’année et tous les samedi matins dans ta boite mail, tu vas recevoir un texte de moi. On y parlera féminité, beauté, amour, plaisir, épanouissement et on y ira là ou l’inspiration me mènera.

Ça fait maintenant quelques années que le développement personnel est à la mode et a complètement galvaudé les notions de service et de mission de vie. C’est presque devenu un sacerdoce de dire que l’on veut aider les gens et avoir un impact positif sur le monde.

C’est presque mal vu d’être une personne qui veut simplement vivre sa vie et se faire plaisir et aimer ses proches et avoir ses hobbys.

Et c’est tellement dommage : je connais une nana dont le plus grand kif est de faire la fête mais qui ne l’assume pas et se rends malheureuse  au quotidien à essayer de faire des choses « grandes » ou « charitables ».

Arf, mais par pitié, pourquoi ?

Enfin bon, je dis parce que j’ai besoin d’un disclaimer parce qu’il s’avère que moi, j’ai toujours (toujours) voulu servir et changer le monde.

Et l’idée que mon « exemple » puisse influencer négativement quelqu’un me tord les boyaux : donc s’il vous plait, faites ce qui vous rend heureuse, peu importe que ce soit « à la mode », « bien vu », ou pas.

Quand j’apprenais l’histoire à l’école et que je découvrais tous ces grands Hommes et Femmes qui ont fait preuve de grande bravoure et se sont battus pour améliorer la vie de leur peuple, j’étais admirative et jalouse : je me disais « mince, tout a déjà été fait. Et moi, je vais faire quoi ? »

Il était déjà évident pour moi à l’école primaire que ce que j’allais faire de ma vie c’était « me battre pour mon peuple ». Et j’étais mignonne et naïve et je pensais que le monde était beau, harmonieux et « fini » et que j’avais plus rien pour quoi me battre.

Plus tard (disons, début collège)(quand j’ai compris qu’il y avait encore beaucoup de souffrance dans le monde et beaucoup à faire), je me suis dit que j’allais prendre soin des orphelins et faire en sorte qu’il n’y ait plus jamais un enfant non aimé.

Ensuite, je me suis dit que j’allais prendre soin des femmes seules et vulnérables et qu’il n’y aurait plus jamais une femme sous l’emprise d’un homme qui n’a nulle part où fuir.

Ensuite, en tant que jeune femme noire qui se croyaient naturellement moins belle et moins « de valeur » parce qu’elle était noire et qu’elle avait les cheveux crépus, j’ai réalisé que je me trompais. (C’était en 2008)

J’ai compris  que j’étais passé à 2 doigts de toujours me dévaloriser et prendre le moins pire que la vie avait à offrir (au lieu de toujours poursuivre le meilleur) simplement parce que je pensais que je valais moins. Parce que j’étais noire et que j’avais les cheveux crépus, que ça me rendait moins belle et qu’en tant que femme si on n’est pas belle alors on vaut moins.

(L’évidence même, n’est-ce pas ? Ah !)

Ce mensonge (et la vérité contraire qui va avec) m’a frappé comme une tonne de brique.
Et tout a changé.
Avant même de réaliser ce que je faisais, j’avais commencé à en parler autour de moi.
Avant même de réaliser ce que je faisais, j’avais ouvert une chaîne youtube.
Après avoir tremblé de peur pendant plusieurs années, j’ai tourné le dos à mes études et à ma carrière et je me suis dit « all in » : les femmes noires, les cheveux crépus, ça doit changer !


Mais en fait, pas tout à fait « all in ».

Plutôt une version « j’y vais, j’y vais pas ».

Je me suis planquée, d’abord derrière un e-commerce.
Ensuite je me suis planquée en étant hyper discrète sur mon travail d’accompagnement.
Ensuite en parlant seulement de cheveux, jamais de la notion sous-jacente de beauté et d’estime de soi qui est en réalité LE VRAI PROBLÈME.
Ensuite en dévalorisant mon travail, en écoutant les haters (vendre des programmes au lieu de vendre des produits c’est de l’arnaque, ah bon ? Quand je mets toute mon ingéniosité a créer un programme en ligne qui va non seulement changer les chevelures mais aussi les mentalités et créer une profonde estime de soi en tant que femme noire en passant, c’est de l’arnaque ? C’est des conneries ? Je mens aux gens ? Je ne pense qu’à l’argent ? Oh non, mince).

Mince.
Mince.
Mince.

Le truc, c’est que c’est dur pour moi de clamer haut et fort ma conviction, ma passion, ma mission. (Je le fais hein, mais c’est dur)(Je me retiens beaucoup, je me censure beaucoup, j’avance avec le frein à main bien remonté).

Et c’est en discutant cette semaine avec Mike que j’ai compris pourquoi.

J’ai peur.

Je suis une hyper-sensible.
Et je suis très très très « pas à l’aise avec les gens » (comprendre : tout ce qui concerne autrui me mets dans un ouragan émotionnel dans lequel je dois faire beaucoup d’efforts pour ne pas me noyer)(je ne comprends rien aux gens, je suis complètement hors de mon élément en société).

(Je sais, on ne dirait pas du tout, je donne bien le change)

Alors cette mission qui me tient à cœur, qui concerne « les gens », qui concerne en plus « mes gens », ça me mets le cœur à l’envers  et l’ouragan devient classe 5 et j’ai peur de ne pas réussir à rester à la surface.


Mais tu sais quoi ?
Je suis prête a vraiment essayer !

(Seulement 11 ans après avoir ouvert ma chaîne youtube, ça va je me débrouille bien)

Mike m’a dit « oh non, t’imagine le coup d’opportunité ? Tout ce que tu n’as pas fait pendant toutes ces années ? »

Il avait l’air horrifié, mais je ne l’étais pas.
Parfois, les choses prennent du temps.

Certaines choses nous viennent naturellement et facilement là ou d’autres galèrent pendant des décennies pour avoir la même chose.
Et certaines choses qui viennent naturellement à d’autres vont NOUS prendre des décennies.

J’ai ma dose de facilitées dans la vie (l’école était d’une facilité déconcertante, le travail, la carrière, l’argent, ça me vient très facilement. Je n’ai eu aucun problème a m’engager dans la relation de ma vie à 17 ans. Je suis un libre-penseur, ma vie est très peu régie par les conventions sociales. Je n’ai pas addiction, je résiste facilement au sucre, au gras. J’apprends facilement. etc, etc.).

Et je me repose allègrement sur mes facilités pour me construire une super vie !
Et puis j’ai mes écuelles.
J’ai mes gros trucs à moi qui nécessitent des efforts
Faire ce qui m’anime pleinement et sans entraves malgré le fait que ça implique des gens est un de ces gros trucs.

C’est la beauté de la vie je crois 🙂

On bâtit en se reposant sur ses forces.
Et on travaille intensément sur les faiblesses qui nous entravent pour bâtir encore plus haut et aller plus loin.

Au plaisir d’échanger sur ce sujet avec toi !

 

 

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