L’impact des mots

Entre mon impact visuel et l’impact de mes mots, j’ai choisi les mots.

(Ma déconvenue juste avant de monter sur scène devant 1000 personnes)

Comme pour vous, j’accorde une certaine valeur à ma beauté : je sais que tout passe mieux quand c’est dit avec une jolie tenue, un joli maquillage et une jolie posture.

(On en a déjà beaucoup parlé ici, d’ailleurs)

Et en février dernier, alors que j’étais attendue sur scène pour parler entrepreneuriat devant 1000 personnes (oui, encore, j’ai de la chance : ^_^)(pour ceux qui n’ont pas suivi, je suis également intervenu devant plus de 1000 personnes en octobre dernier à paris dans un séminaire business) j’ai évidemment pensé à ma tenue et à mon apparence.

Comment j’allais être habillée, comment j’allais me maquiller : j’ai confiance en mes mots et en ma capacité à véhiculer exactement ce que je veux (que ce soit avec une audience de 1000 ou avec une seule personne d’ailleurs), mais j’aime bien être aidée par une apparence qui dit « wow, voilà quelqu’un à écouter ».

(On parlera d’ailleurs dans un autre mail de comment j’ai réalisé que quand je suis belle, on me prend tout de suite au sérieux. Quand je ne le suis pas, je sens que je dois « convaincre » de m’écouter)

Bref, je voulais donc avoir mon effet « wow ».

J’ai donc mes escarpins préférés, rose pétant, comme point central de ma tenue (j’ai choisi une robe portefeuille légère couleur saumon spécifiquement pour « habiller » les chaussures).

Mais 2 choses se sont passées :

J’ai fait l’erreur de mettre mes chaussures en sortant de la voiture au lieu d’attendre juste avant de monter sur scène. Résultat ? J’ai écrasé les 2 talonnettes. Et je ne sais pas vous, mais je DÉTESTE, le bruit que ça fait et je déteste l’impression de marcher sur des clous.

Je découvre en arrivant qu’il n’y a qu’un seul écran de « retour » sur la scène. Je n’aurais donc sous les yeux que la slide du moment, mais pas la slide suivante. ALERTE ALERTE je ne connais pas ma présentation par coeur, je comptais sur la slide suivante pour me « porter » naturellement pas à pas dans ma présentation !

Je me suis tout de suite vue sur scène, concentrée pour marcher correctement sur mes chaussures sans talonnette tout en restant suffisamment concentrée sur ma présentation pour me rappeler de ce qui vient après.

Hum Hum.

No way.

Ma présentation est trop importante.

Je suis montée sur scène avec l’intention de toucher au moins 5 personnes dans la salle (toucher suffisamment profondément pour insuffler un direct passage à l’action. Un vrai changement de vie, là tout de suite, en 45 min).

C’est trop important pour que je laisse le crissement de mes talons m’en détourner.

Alors j’ai laissé les escarpins aux vestiaires et je suis monté sur scène avec mes ballerines.

Beaucoup moins « wouaw ».

Mais mes mots, eux, ont fait leur effet et c’est tout ce qui compte.

(J’ai été ovationnée, les amies ! C’était WOUAW)

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Parce qu’il n’y a pas si longtemps que ça, j’aurais agonisé sur cette décision.

J’aurais été gênée de ne pas être « assez belle ».

J’aurais passé l’après-midi, la soirée et le lendemain mortifiée à l’idée de ne pas avoir été « assez belle ».

Ou alors j’aurais choisi de porter les talons et ma présentation aurait été moins bien.

Et je me serais torturée pendant des jours en me demandant si j’aurais été plus « impactante » si je n’avais PAS porté les talons, si j’avais pu me concentrer sur mon audience et sur mes mots.

La pression d’être est telle qu’elle peut nous gâcher un grand moment de plaisir.

(Ainsi que les semaines précédentes passées à choisir méticuleusement une tenue parfaite) (Moi je préfère passer ce temps-là à travailler sur mon « fond » plutôt que sur ma « forme »).

Mais quand on remet la beauté à sa place : un outil, tout va mieux.

Quand on a conscience qu’il y a bien plus de valeur dans ce que l’on FAIT plutôt que dans notre apparence, tout va mieux.

Quand on SAIT reconnaître qu’être belle, c’est cool, mais ce n’est pas une fin en soi ? Tout va mieux.

On ne se gâche pas la vie.

Et on VOIT ce qui compte vraiment.

Et ça, ça se crée par l’amour de soi. Un amour profond et bien ancré.

Je n’ai aucun doute sur le fait d’avoir changé les 5 vies que j’avais décidé de changer en montant sur scène. Et aucun regret d’avoir sacrifié mon « élégance » en talon haut pour ça.

Est-ce que toi tu te rappelles d’une occasion ou l’obsession sur tenue vestimentaire/ton apparence physique est venue éclipser un moment magique ?

Un moment où ta coiffure est devenue tellement omniprésente dans ton esprit que tu ne pouvais penser à RIEN D’AUTRE ?

Un moment où une tâche ou un petit trou dans un vêtement t’a fait passer la soirée à raser les murs au lieu de t’amuser ?

Un moment où tu n’as pas pris la parole en réunion parce que tu ne voulais pas qu’on te regarde ?

Des moments comme ça, j’en ai eu des tonnes.

Aujourd’hui ?

Je m’aime trop pour ça.

J’en parle et j’en parle et j’hésite et j’hésite depuis des mois, mais cette fois j’AFFIRME : je passe cette semaine à remanier mon programme SELF LOVE QUEEN et j’en refais une session S’aimer, ça change la vie !

Les 12 participantes de l’an dernier ont été galvanisées par le programme et les exercices et en plus m’ont fait des feed-back ultra qualitatif qui vous GARANTISSENT un programme haut niveau !

Il est grand temps de s’aimer.

Bonne soirée

Maëlle

PS : Si les cheveux restent votre problématique, mes Routines ALaFolie restent bien sûr LE meilleur moyen pour moi de vous aider !

Je reçois TOUS LES JOURS des messages de personnes qui redécouvrent leurs cheveux, adorent leurs cheveux et kiffent à mort, juste avec ces quelques fiches.

Si vous stagnez en longueur, si vous êtes encore incertaine de votre routine, choisissez la Routine Booster de POUSSE.

Vous m’en direz des nouvelles 😛

https://coaching.cheveuxnaturelsalafolie.fr/routine-alafol…/

I am not my hair

Il y a quelques années, la chanson « I am not my hair » de la chanteuse India Ari faisait un tabas auprès des naturelles.

Chacune se fendait de son texte ou de sa remarque en mode « oui c’est vrai arrêtons de se focaliser autant sur nos cheveux »

« que l’on se défrise ou que l’on se tisse ou que l’on porte ses cheveux naturels, c’est juste un choix, ce n’est pas si important ».

Et je n’ai jamais écouté cette chanson parce que toutes ces remarques m’agaçaient : parce que oui, merde, c’est important. Ça me mettait hors de moi qu’on puisse balayer d’un revers de main une vraie question de société comme celle-là.

J’avais envie de hurler !

Non, mais les gars, ce n’est pas « qu’une affaire de cheveux ».

Il est question de se trouver belle.

De s’aimer et de s’accepter pleinement malgré le fait que les normes de beauté de la société soient 100% caucasiennes.

Dans un monde où pour les femmes la beauté est mise en avant comme la qualité première à avoir, ça compte.

Concrètement ça nous enlève d’emblée une source de valorisation personnelle. Source qu’on essaye désespérément de récupérer en portant nos cheveux – vrais cheveux ou faux cheveux – lisses.

Donc non, je n’étais pas d’accord avec l’idée de mettre simplement de côté le travail à faire sur soi-même pour apprendre à s’aimer et s’accepter telle que l’on est quoi qu’en dise qui que ce soit en se disant tout simplement « je ne suis pas mes cheveux, ce n’est pas grave ».

(Non, tu as un travail sur toi à faire, fais-le) (bref)

Mais aujourd’hui, quand je pense à cette phrase, c’est autre chose qui me vient à l’esprit.

Hier j’ai discuté avec une femme (peau claire – blanche matte – et cheveux lisses, mais d’après notre conversation je devine que ses cheveux naturels sont très bouclés) qui me disait « ah oui ce que vous faite c’est un travail important parce que parfois on n’a pas envie ou pas le temps de faire tout le travail pour ses cheveux et on se prend des remarques des collègues ».

Ça m’interpelle à plusieurs niveaux :

Elle n’apprécie pas les remarques des collègues, mais au fond, elle est d’accord : ses cheveux auraient dû être lissés, mais ce matin, elle était fatiguée.

Donc elle trouve aussi que ses cheveux bouclés n’ont pas leur place au bureau (elle travaille dans les assurances)

Et ça la met suffisamment mal à l’aise pour qu’elle se force à « faire le travail pour ses cheveux » malgré la fatigue ou le manque de temps.

Elle considère ses cheveux pas « coiffés » (portés naturels étant ici considérés comme pas coiffés) comme une « faute ». Elle se sent honteuse, mais elle aimerait qu’on lui lâche la grappe, qu’on « laisse passer ».

Et là j’ai envie de dire « mais tu n’es pas tes cheveux ! »

Si tu considères que tu fais du bon travail, que ta tenue, ta posture, ta présentation d’ensemble font honneur à ton entreprise et à ton poste : lâche-toi la grappe sur les cheveux ! C’est juste UN élément qui fait ton apparence physique, ce n’est pas tout !

L’obsession qu’on a à être toujours parfaitement coiffée est assez incroyable.

Une « mauvaise » coiffure n’équivaut pas à une mauvaise employée.

Si on arrivait à dissocier entièrement notre beauté d’ensemble avec le détail de chaque partie de notre corps (et du coup ça vaut aussi pour les ongles, et la peau et le ventre et les cuisses et les chaussures etc etc) on serait tellement plus libre !

Personnellement, mon moto est le suivant : si l’ensemble est bien, alors je *suis* bien.

Dites-le avec moi : je ne suis pas mes cheveux, je ne suis pas ma paire de boucles d’oreille pas parfaitement assortie au reste, je ne suis pas le petit bouton sur ma joue, je ne suis pas un ongle cassé sur ma main gauche…

Je suis belle.

Je suis stylée (si le style c’est important pour vous)

Je suis pro

Je suis bonne à mon travail

Je suis… vous pouvez choisir en fait. (c’est la beauté de l’humain, on peut entièrement choisir son identité)

Mais quitte à choisir, autant prendre quelque chose de vraiment valorisant et de sûr.

Pas quelque chose de superficiel comme une jolie coiffure.

Qu’est-ce que t’en penses ?

PS : Se créer des cheveux beaux, souples et présentables, le matin, ça peut être aussi simple que ça : 5 min, on divise, bim bam boum. 😍💛,Mais pour ça il faut une *bonne* routine, qui permet d’avoir les cheveux toujours dans un bon état le matin ! Un bon état c’est quoi ?

✅ Étirés de la racine jusqu’aux pointes (donc pas d’amas de cheveux à la racine que l’on va galérer à brosser..)

✅ Souples => On va pouvoir diviser très facilement des cheveux souples et obtenir rapidement (et sans peigne) soit un afro, soit un braid-out

✅ Secs (pas mouillés) et bien hydratés. Ces 2 mots ne sont ni opposés ni synonymes

❗ Les cheveux le matin ne doivent pas être mouillés du tout et doivent être bien hydratés.

Pour avoir cette combinaison gagnante tous les matins, il faut une bonne routine !

Les routines ALaFolie sont là exactement pour ça : https://coaching.cheveuxnaturelsalafolie.fr/routine-alafolie/

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Routine Booster de Pousse

Routine Booster de Pousse pour cheveux abîmés

Routine Booster de Pousse pour cheveux fins

Routine Booster de Pousse pour cheveux défrisés

Routine Booster pour Retour au naturel (transition longue)

En achetant une routine, vous recevrez chez vous :

💙 1 fiche « programme de soin » qui vous présente un calendrier de soin sur 12 semaines

💚 1 fiche concept qui vous explique comment fonctionnent vos cheveux et vos soins.

💛 1 fiche « comment ça marche » pour vous guider dans l’utilisation de vos fiches

💜 3 fiches « routine quotidienne » qui vous expliquent quoi faire au quotidien

💕 4 fiches « soins » qui vous expliquent le déroulement et le fonctionnement de chaque soin à faire dans le programme.

💛 5 fiches « méthode » qui vous présentent chaque étape du soin en détail et comment les réaliser de façon optimale.

💜 1 livret « protéines et guide d’achat produits » (14 pages) qui vous expliquent comment sélectionner vos protéines et vos autres produits les appliquer à cette routine (contient également une liste d’ingrédient à repérer dans les produits que vous avez déjà pour savoir s’ils contiennent des protéines)(ce dernier est reçu par email au format PDF).

Honorer sa féminité

Je ne suis pas une femme très féminine.

Ou en tout cas pas au sens classique du terme.

Je m’épile peu, me maquille peu… Mon apparence physique ne me préoccupe quand dans la mesure où elle peut me servir.

En revanche, j’honore ma Féminité.

De plus en plus avec les années.

Ça a commencé par ma sexualité, assumée, cultivée, développée.

Ensuite avec mon intuition.

Je suis ULTRA connectée à mon intuition et je lui fais confiance.

J’écoute mon corps, ses envies, ses besoins.

(à tous les niveaux)

J’AIME mon corps, dans toute sa beauté, sa Féminité, sa sensualité, sa sensibilité, ses courbes et toutes les sensations associées.

J’ai toujours été en connexion avec les femmes.

Je ne suis pas la nana qui se « méfie » des femmes. Qui ne sait pas travailler avec les femmes ou être amies avec les femmes.

Au contraire, j’AIME les femmes. Intensément.

J’aime nos pensées élaborées.

J’aime notre capacité à parler de plusieurs choses en même temps, faire plusieurs choses en même temps, à tout instant prendre des décisions basées sur une multitude de petits détails que l’on sait avoir en tête SIMULTANÉMENT.

Je dis tout ça en tant que femme aussi très masculine.

Je dirais que je suis équilibrée. 50/50.

Et j’apprécie le masculin en moi. Je l’ai toujours apprécié, très facilement.

(normal, ce sont les « qualités » qui sont valorisées par notre société).

Aujourd’hui, je sais entièrement apprécier les 2.

Et je choisis d’honorer particulièrement ma Féminité.

Là par exemple j’ai mes règles.

Et je m’en DÉLECTE (la ou ça a été la guerre pendant des années).

Je me sens… suave, pendant mes règles.

Et je m’autorise à vivre pleinement cet état, à me connecter encore plus à mon corps.

À vivre intentionnellement ce renouveau (l’endomètre se dégrade et « s’en va » et je choisis de voir ça comme une épuration globale).

Je vis plus lentement, je me repose plus, je me délecte plus de toutes les choses délectables de ma vie (bains, balade, fruits, plein d’eau, lecture, musique, fichier Excel–écoute chacun son delire hein 🤣–)

Et surtout j’apprécie le faire de savoir que mon corps *fonctionne*.

Que je ne suis pas enceinte, mais que je suis fertile.

Bref, j’honore ma Féminité.

Ton ego, tes cheveux et moi

C’est l’histoire d’un lien improbable entre une affaire de harcèlement au travail et une histoire de cheveux.

On est d’accord sur le fait que se tromper c’est parfaitement humain, n’est-ce pas ?

On se trompe tout le temps, sur tout et rien.

C’est humain, ce n’est pas grave.

Pourtant, on en fait quand même tout un pataquès.

On va hurler les uns sur les autres pour éviter d’admettre qu’on a tort.

On va faire preuve d’une mauvaise foi intergalactique plutôt que de dire « ah ok je comprends maintenant, je me trompais ».

Comme si en admettant son tort on allait se diminuer d’une certaine façon.

Être quelqu’un d’inférieur. De moins bien.

En philosophie on appelle ça l’égo.

Je me rappelle encore dans les premières années de mon couple, mon copain me disait tout le temps « on peut jamais discuter de rien parce que ton égo est dans tout ».

Du haut de mes 19-20-21 ans, je ne COMPRENAIS PAS cette phrase ! (Dis comme ça on croirait qu’il est beaucoup plus vieux, mais en fait pas du tout. Juste plus sage.)

Et à force de me pencher dessus et de travailler dessus, j’ai fini par comprendre : que dans la moindre remarque, je voyais un jugement. Et donc un risque d’être désignée « inférieure », « moins bien ».

Et ça explique bien tout l’internet de nos jours :

Dans chaque conversation, devant chaque article que tu lis en ligne, devant chaque post instagram qui présente un avis contraire au tien…

À chaque fois qu’un autre humain s’exprime et dit le contraire de ce que tu penses, tu te sens attaqué dans ta valeur en tant qu’humain !

Alors forcément, on tourne en rond o_O

Quand as chaque fois que tu vois pointer au loin la menace d’avoir tord tu ressens tout de suite et de façon simultanée une menace sur ta valeur en tant que personne, tu t’empêches d’apprendre, de progresser, d’évoluer.

Et en passant tu t’empêches d’enrichir l’autre de ton point de vue (parce que quand tu es sur la défensive, franchement, tu ne fais, aucun sens)

Et ça n’aide personne.

Tu n’es pas en train d’exposer ta vision du monde, tu es en train d’essayer de gagner.

Ça change entièrement la conversation.

Je pensais à ça ce matin en pensant à une amie victime de harcèlement au travail et qui me racontait ce collègue qui vient la voir toutes les heures à son bureau pour des questions et/ou des précisions. Elle se sent agressée, harcelée, c’est très dur à vivre.

Et moi j’ai tout de suite pensé : ce collègue semble ultra stressé le pauvre.

La vraie résolution viendrait surement de l’aider à résoudre son stress. (Tout en le maintenant à distance pendant un temps des personnes impactées, bien sûr).

Mais au lieu de ça, ce qui se déroule c’est une guerre rangée à RH et représentant syndical interposé.

Une situation malheureusement bien trop courante en entreprise.

La cause ? L’égo.

Mais bref !

Tout ça à un rapport direct avec les cheveux, promis ! (si si)

Je pensais que c’est la même chose quand je parle de cheveux et de pousse et que je suis rencontrée avec agressivité par des : « Oh mais toi t’es antillaise de toute façon ! »

 » C’est n’importe quoi c’est juste la génétique j’aurais jamais des cheveux c’est comme ça »

 » Quel produit tu utilises, donne-moi juste le nom du produit !!! »

Et j’en passe et des meilleurs.

Tu as un avis, là tout de suite sur comment les cheveux pousse et tu as des croyances, là tout de suite sur TES CHEVEUX (la longueur qu’ils peuvent atteindre, l’épaisseur qu’ils peuvent atteindre, etc.).

Mais imagine que dans cette conversation tu réussisses à mettre de côté ton égo et à RÉELLEMENT écouter ce que disent les experts ? (Moi, par exemple)

Si tu étais RÉELLEMENT ouverte à entendre et RÉELLEMENT ouverte à essayer ?

Comme plus haut, c’est la différence entre une bataille rangée (entre toi et tes cheveux) jusqu’à la mort (de tes cheveux et de ton cuir chevelu en général) et une situation où une personne qui souffrait est aidée et trouve une solution durable à son problème.

Imagine seulement ce qui pourrait se passer…

(Je vois bien plus de femmes noires qui transforment leurs relations avec leurs cheveux parce qu’elles sont ouvertes à entendre que jusqu’ici elles se trompaient, et je vois un monde plein de compassion, avec des environnements de travail non toxiques)

S’aimer tels qu’on est

Parler d’amour de soi et d’estime de soi dans le cadre du cheveu naturel, j’ai trouvé ça longtemps compliqué.

Je me suis d’ailleurs censurée pendant des années sur ce sujet par peur de brusquer ou de choquer.

J’ai toujours surtout voulu être cette personne qui vous aide à passer à l’action.

Qui donne des conseils pratiques et concrets, pas celle qui vous met mal à l’aise en disant des choses dérangeantes comme « aimer tes cheveux naturels fait aussi parti de ton amour-propre », « si tu ne t’aimes qu’en lisse, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? »

Aujourd’hui, je me sens plus à l’aise avec le sujet et surtout je me crois capable maintenant (vive la maturité !) d’en parler avec bienveillance.

De vous encourager à vous aimer toute entière avec bienveillance.

Mon point de vue est le suivant : le corps, notre corps dans lequel on vit, on doit pouvoir l’aimer de façon inconditionnelle. Exactement comme on aime son enfant.

Ça ne veut pas dire qu’on ne voudra jamais rien changer : ça veut dire qu’on changera parce qu’on s’aime et qu’on a envie d’autre chose, et non parce qu’on se déteste et qu’on ne peut plus se voir en peinture.

On pourrait se dire que ça ne change rien, si au final on choisit de faire un changement (perdre du poids, prendre du poids, changer de look, ou autre) mais en fait, la différence est *énorme*.

Quand on est dans un sentiment de rejet, dans une émotion négative, c’est très difficile de prendre une bonne décision -une décision qui sera bénéfique maintenant et sur le long terme.

On n’a pas l’esprit clair. Notre cerveau est en mode survie -> « danger ! Urgence ! » et est prêt à tout pour en sortir. Et on le sait : dans ce mode, nos capacités de réflexions sont diminuées.

En revanche, quand on part de l’amour, de l’acceptation, de la joie, on prend de bien meilleures décisions. Il n’y a pas d’urgence et surtout, notre cerveau est dans un état optimal pour utiliser toutes ses ressources et choisir la meilleure voix qui s’offre à nous.

De façon plus concrète : si vous faites un régime et du sport parce que vous aimez votre corps et vous lui voulez du bien, ce sera beaucoup plus facile de s’y tenir que si vous le faites parce que vous n’aimez pas votre corps.

C’est pareil pour les cheveux naturels : les soigner parce qu’on les aime est beaucoup plus facile, fluide et durable que les soigner parce qu’on n’en peut plus d’eux et qu’on a lu sur internet qu’ils allaient s’assouplir si on fait des soins.

C’est bien connu : quand on aime, on ne compte pas ! :)C’est un peu comme quand vous rendez service à un pote en vous sentant forcée : la journée de déménagement, va-vous casser le dos et vous allez biiiennn surveiller ce pote pour voir ce qu’il vous donne en retour. Et vous allez vous rappeler longtemps de cette journée d’effort fournie pour cet ingrat !

Par contre je suis sûr que vous avez déjà oublié tous les services rendus avec plaisir, même ceux qui vous ont coûté le plus d’effort. N’est-ce pas ?

C’est la raison pour laquelle je veux mettre l’accent sur cela : l’amour de soi. Avant toute chose.

Ça a changé ma vie et ça continue de la changer chaque jour.

Monter sur scène et inspirer les autres à changer leur vie

La création de mon entreprise

La création de mes programmes en ligne

Mon déménagement imminent dans une maison au milieu de nulle part

Je fais beaucoup de choses que beaucoup considèrent comme très difficiles juste par amour pour moi-même. Portée par mon envie de faire le meilleur pour moi-même et m’offrir le meilleur.

Et toi ? À quel point tu t’aimes ?

Anecdote et amour des cheveux

Je lis dans les cheveux (si, si)

J’ai eu cet échange avec une cliente : [Moi, regardant et touchant ses cheveux] « Est-ce que tu as fait de gros changements dans ton hygiène de vie ces.. 6 derniers mois environ ? »

[Cliente, cherche mon regard dans le miroir, l’air complètement choqué] « TU PEUX VOIR ÇA SUR MES CHEVEUX ?? O_0 » 😂🤣😂Et elle m’explique qu’après avoir commencé à appliquer ma méthode en septembre dernier, les résultats ont été immédiats sur ces cheveux (moins de casse, gain de souplesse, prise de longueur). Du coup, elle a commencé à s’aimer plus, à vouloir prendre plus soin d’elle… et gros déclic : reprise du sport et mise en place d’une alimentation ultra saine. Et ça dure depuis… 6 mois ! 😀#imjustthatgood #monegoestflatté

Donc oui, je « lis » dans les cheveux, vous ne pouvez rien me cacher 😀Et surtout, j’ai kiffé cet échange parce qu’il me confirmait une fois de plus que c’est bien réel : quand on transforme sa chevelure et que l’on change son regard sur ses propres cheveux crépus (non, ils ne sont pas moches, impossibles à gérer et condamnés à être courts) c’est tout naturellement qu’on commence à s’aimer plus (plus d’estime de soi, plus d’amour-propre et donc moins de comportements « destructeurs »).

Et finalement, ce n’est pas étonnant : le stigmate est tellement fort, le préjugé de la société sur nos cheveux est tellement négatif, que forcément, quand on arrive à effectuer l’exploit de se détacher du stigmate, regarder nos cheveux et les trouver beaux, on se libère. C’est comme un brouillard qui se dissipe et qui révèle que tout autour de nous nous poussent à nous trouver 1000 défauts (trop grosse, trop d’acné, trop de cellulite, taille pas assez fine, cheveux trop crépus, cheveux pas assez longs, pas assez doux, pas assez « professionnels », pas assez lisse, peau trop foncée, etc etc.).

(En particulier quand on est une femme noire)

Et on est censé, bien sûr, acheter un million de produits pour remédier à tous nos « problèmes ».

On se convainc même que plus on regarde nos « défauts », plus on se critique, mieux c’est. Parce que ça signifie qu’on « prend soin de soi », qu’on ne « se laisse pas aller ».

Mais vous savez quoi ?

C’est tout l’inverse.

Plus on se critique, plus on se trouve de défauts, plus on les regarde avec obsession dans le miroir, alors moins on prend soin de soi. On n’est pas motivée. On démarre un traitement par-ci, un programme par là, mais on n’arrive pas à s’y tenir. On se dit que les résultats tardent à venir, qu’on n’y arrivera pas, que ça ne sert à rien et petit à petit, on abandonne.

Et vous savez ce qui se passe quand on arrête de se critiquer ? Quand on comprend que le regard qu’on porte sur nous-mêmes n’est PAS objectif, quand on comprend que ce ne sont pas NOS yeux qui regardent, mais le regard collectif d’une société qui a décidé à l’avance de ce qui est beau, alors on peut respirer.

Fermer les yeux.

Et les rouvrir.

Et cette fois se regarder vraiment.

Et s’aimer.

Et par conséquent, se vouloir du bien.

Et tout naturellement, on *veut* manger sainement. On *veut* faire du sport régulièrement, on *veut* soigner sa peau et ses cheveux.

Et un jour, en plus de s’aimer, on se trouve belle.