Etre soi

🤷♀🤷♀ Ça me va si tu ne m’aimes pas 🤷♀🤷♀

[ÊTRE SOI, ÊTRE VULNÉRABLE ET NE PAS ÊTRE APPRÉCIÉE]

Cet après-midi, j’ai jeté un œil dans les archives de mon instagram en quête d’un contenu quelconque et je suis retombée sur une réflexion que j’avais menée sur la vulnérabilité.

C’était après une conversation avec Mike sur le danger (ou pas) d’être parfaitement transparente et parfaitement soi-même sur internet.

Il s’avère que je suis une personne… un peu particulière.

Et le point de vue de Mike et ces particularités sont de nature telle que les afficher ou les partager sur internet pourrait m’être néfaste.

Mon avis est différent : je pense que l’on gagne toujours à être la plus vraie possible, en toute circonstance (que ce soit dans la vraie – avec ses proches – ou sur internet)

Parce que finalement, l’envie de se masquer vient de quoi ?

De l’envie d’être acceptée, de ne pas faire de vagues (dans le milieu professionnel notamment) et de ne pas « heurter » l’autre par inadvertance.

Mais il s’avère que je suis immunisée contre ça.

Complètement.

J’ai passé la majorité de mes années (jusqu’à mes 25 ans) à faire semblant à un point extrême.

(Et quand je dis extrême, je veux vraiment dire extrême : toutes les couches visibles et invisibles de ma personne étaient pensées et travaillées pour véhiculer une certaine image)(ma psy, qui pourtant se spécialise dans ce genre de comportement, reste sur le cul, après 6 mois, de la profondeur de mon « faux-self ») (Le « faux-self » c’est le terme employé par la psychologie pour décrire le phénomène d’auto-protection que développent naturellement les surdoués pour « survivre » dans une société inadapté. On change complètement qui on est pour devenir une personne qui « fonctionne » dans le monde normal) (j’avais une version extrême de ça)

J’ai donc joué le jeu, à fond, jusqu’à mes 25 ans.

Et j’ai ressenti bien profondément dans ma chair la trahison de l’être que c’est.

La douleur intolérable qui, à son apogée, me donnait l’impression que mon squelette cherchait à sortir de mon corps et partir vivre sa vie de son côté (une douleur mentale que je ressentais bel et bien DANS MON CORPS).

Si bien qu’aujourd’hui, je ne tolère plus le moindre écart.

Je suis moi-même quoi qu’il arrive.

Je ne dilue jamais mon opinion, je ne fais jamais dans le politiquement correct, je n’atténue pas ma personnalité.

Je suis une femme sûre d’elle, aux opinions fortes, avec une voie qui porte et une belle éloquence : quand je parle, on m’écoute. Une présence très… masculine ? (En tout cas pas le comportement, visiblement, qu’on attend d’une femme dans une assemblée majoritairement masculine ou même mixte) (Vous avez remarqué ? En général les femmes sont soit discrètes, soit scandaleuses)

Ce n’est PAS apprécié de tout.

(c’est le moins qu’on puisse dire)

Et je m’en contre fout.

Je vais être moi en toute circonstance et rester présente dans le malaise que ça peut créer.

J’assume.

Je ne me diluerais plus jamais.

C’est devenu une de mes valeurs premières.

Je suis à l’aise avec le fait que tout le monde ne m’aime pas parce que moi non plus je n’apprécie pas tout le monde.

Je suis extrêmement sélective dans mes fréquentations alors ça me va que les autres aussi fassent leur tri.

Et oui, parfois ça me blesse.

Mais j’ai conscience que cette blessure est sans commune mesure avec celle de me trahir moi-même.

Sur internet, c’est différent.

Je ne me trahis pas.

Tout ce que je vous montre, c’est moi.

Mais je n’ai pas l’opportunité de vous montrer TOUT de moi (ou même juste mes traits de caractère les plus importants)(après tout, on n’est pas rassemblés autour d’un verre ou d’un dîner) (ce qui s’en rapproche le plus ce sont les lives, mais même là, on ne parle que d »un sujet.)

Alors régulièrement, je vous écris des textes un peu hors sujet (comme aujourd’hui) dans l’unique but que nous fassions plus connaissance (et aussi un peu comme une déclaration d’indépendance pour moi) (parce que sur internet c’est très facile de tomber dans un certain conformisme, dans lequel on va faire le moins de vagues possible pour continuer de plaire à ses abonnés)

Il s’avère que je vous aime beaucoup, mais pas au prix de ma liberté d’expression.

Je me fais donc un point d’honneur, de temps en temps, de dire « Hey, ça, c’est moi. Si ça ne te plait pas, tu peux te désabonner, on n’est pas fâchés. »

Mais ce texte est déjà beaucoup trop long.

Alors demain, je vous dirais 10 choses sur moi que Mike me déconseillerait certainement de vous dire.

(Et ça va grandement m’amuser ^_^)

Bonne nuit

Maëlle

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *