🛑Désacralisons la beauté ⭐ .

Il m’a fallu quelques années pour réaliser que ma beauté participait à ma confiance en moi. Et qu’au contraire donc, ne pas me sentir belle me garantissait une journée à marcher un peu moins « droite », à ne pas regarder dans les yeux la personne avec qui je discute, à moins prendre la parole, etc etc.

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Quand j’ai compris ça, j’ai simplement réorganisé ma routine pour mettre un peu plus d’effort dans mon apparence physique (quelques minutes de plus le matin pour toute une journée à me sentir mieux – c’est un bon deal, ça en vaut la peine) .

Aujourd’hui, je remets un peu tout ça en question.

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Parce que finalement, ça revient à accepter le message subtil (#scripteinvisible) de la société qui me dit qu’en tant que femme, ma valeur est dans ma beauté. C’est universel et ça traverse toutes les couches sociales : quand tu veux te mettre en valeur, tu te fais belle. Le lien est tellement évident qu’on n’y pense même pas.

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A priori, on pourrait se dire que ça ne pose aucun problème. Après tout, les hommes de leur côté on leur équivalent au niveau de la réussite sociale (avoir une belle femme, une belle maison, voiture, montre, belle carrière).

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Mais pour nous les femmes, ça a une date d’expiration.

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La beauté, dans notre société, est intrinsèquement associée à la jeunesse. Pas étonnant que tellement de femmes vivent mal le fait de vieillir !

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Je regardais il y a quelques jours le dernier spectacle de Blanche Gardin (je recommande, j’ai bien rigolé) sur Netflix et elle parlait de ce fameux cap des 40 ans qu’elle venait de passer et de la « loose » que ça représente.

Elle n’a pas parlé de sa carrière, de sa relation avec sa famille ou ses amis.

Non, elle a parlé de son pouvoir de séduction.

Du fait que maintenant, elle se faisait draguer par des mecs de 70 ans et que concrètement, sur le marché de la drague, elle était devenue un produit de seconde qualité.

Et c’est exactement là que le problème se pose pour moi.

On est dans une course perdue d’avance dans laquelle plus le temps passe, moins on est « compétente »

Là où un homme, a priori, ne va aller qu’en se bonifiant (puisque c’est assez logique de progresser dans sa carrière et d’avoir une situation financière qui s’améliore avec le temps)(à noter que la même évolution a lieu pour les femmes, c’est juste qu’à l’échelle sociale ça a beaucoup moins de valeur)

Alors ça ne veut pas dire que j’arrête d’utiliser la beauté.

Je l’utilise toujours comme un outil pour obtenir ce que je veux au quotidien (faut pas déconner non plus, je ne vais pas m’handicaper)

Mais je prends les compliments sur mon apparence physique avec beaucoup de recul. Je reste consciente que cette « beauté » est entièrement superficielle (je prends les critères de la société et je m’y conforme, c’est tout) et que ma vraie valeur, ce qui fait de moi une personne que j’aime, c’est tout ce qu’il y a à l’intérieur.

Je fais finalement un travail conscient pour me détacher de cette valeur « par défaut » mise sur la beauté et de décider pour moi-même où se trouve MA valeur.

Qu’est-ce qui fait que je me sens… « bien » ? Pour moi il y a l’entrepreneuriat, l’expression et la création (est-ce que je suis fière de mon entreprise ? De ce que j’exprime dans le monde – via mes mots et mes actes ? Est-ce que je crée tout ce qui pousse à l’intérieur de moi ? Est-ce que je vais au bout de moi-même, de ce que *peux* accomplir ? Est-ce que Maëlle de 9 ans regarde ma vie actuelle et à hâte d’y être ?)

Alors oui, prenons soin de nos cheveux.

Et oui, bien sûr, utilisons-les comme un instrument de beauté.

Mais n’oublions pas de devenir des femmes pleines de qualités et de compétences.

Et comme le bon vin, d’acquérir de plus en plus de qualités et de complexités avec le temps.

Ça au moins, ça ne vieillit pas. Ça ne fane pas, ça ne se perd pas.

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