Anecdote et amour des cheveux

Je lis dans les cheveux (si, si)

J’ai eu cet échange avec une cliente : [Moi, regardant et touchant ses cheveux] « Est-ce que tu as fait de gros changements dans ton hygiène de vie ces.. 6 derniers mois environ ? »

[Cliente, cherche mon regard dans le miroir, l’air complètement choqué] « TU PEUX VOIR ÇA SUR MES CHEVEUX ?? O_0 » 😂🤣😂Et elle m’explique qu’après avoir commencé à appliquer ma méthode en septembre dernier, les résultats ont été immédiats sur ces cheveux (moins de casse, gain de souplesse, prise de longueur). Du coup, elle a commencé à s’aimer plus, à vouloir prendre plus soin d’elle… et gros déclic : reprise du sport et mise en place d’une alimentation ultra saine. Et ça dure depuis… 6 mois ! 😀#imjustthatgood #monegoestflatté

Donc oui, je « lis » dans les cheveux, vous ne pouvez rien me cacher 😀Et surtout, j’ai kiffé cet échange parce qu’il me confirmait une fois de plus que c’est bien réel : quand on transforme sa chevelure et que l’on change son regard sur ses propres cheveux crépus (non, ils ne sont pas moches, impossibles à gérer et condamnés à être courts) c’est tout naturellement qu’on commence à s’aimer plus (plus d’estime de soi, plus d’amour-propre et donc moins de comportements « destructeurs »).

Et finalement, ce n’est pas étonnant : le stigmate est tellement fort, le préjugé de la société sur nos cheveux est tellement négatif, que forcément, quand on arrive à effectuer l’exploit de se détacher du stigmate, regarder nos cheveux et les trouver beaux, on se libère. C’est comme un brouillard qui se dissipe et qui révèle que tout autour de nous nous poussent à nous trouver 1000 défauts (trop grosse, trop d’acné, trop de cellulite, taille pas assez fine, cheveux trop crépus, cheveux pas assez longs, pas assez doux, pas assez « professionnels », pas assez lisse, peau trop foncée, etc etc.).

(En particulier quand on est une femme noire)

Et on est censé, bien sûr, acheter un million de produits pour remédier à tous nos « problèmes ».

On se convainc même que plus on regarde nos « défauts », plus on se critique, mieux c’est. Parce que ça signifie qu’on « prend soin de soi », qu’on ne « se laisse pas aller ».

Mais vous savez quoi ?

C’est tout l’inverse.

Plus on se critique, plus on se trouve de défauts, plus on les regarde avec obsession dans le miroir, alors moins on prend soin de soi. On n’est pas motivée. On démarre un traitement par-ci, un programme par là, mais on n’arrive pas à s’y tenir. On se dit que les résultats tardent à venir, qu’on n’y arrivera pas, que ça ne sert à rien et petit à petit, on abandonne.

Et vous savez ce qui se passe quand on arrête de se critiquer ? Quand on comprend que le regard qu’on porte sur nous-mêmes n’est PAS objectif, quand on comprend que ce ne sont pas NOS yeux qui regardent, mais le regard collectif d’une société qui a décidé à l’avance de ce qui est beau, alors on peut respirer.

Fermer les yeux.

Et les rouvrir.

Et cette fois se regarder vraiment.

Et s’aimer.

Et par conséquent, se vouloir du bien.

Et tout naturellement, on *veut* manger sainement. On *veut* faire du sport régulièrement, on *veut* soigner sa peau et ses cheveux.

Et un jour, en plus de s’aimer, on se trouve belle.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *